Kendji Girac : une décennie de succès célébrée en communion

La tournée anniversaire « Nos 10 ans » de Kendji Girac a fait escale à Lille le 9 avril, pour une soirée placée sous le signe du partage et de la fête. Devant un Zénith conquis, l’artiste a revisité ses plus grands succès dans une ambiance aussi chaleureuse qu’énergique.

Une tournée anniversaire très attendue

Jeudi 9 avril 2026, le Zénith de Lille accueillait l’un des artistes les plus populaires de la scène française. À l’occasion de sa tournée « Nos 10 ans », Kendji Girac célébrait une décennie de carrière marquée par des millions d’albums vendus et des tournées à succès à travers le pays.

Dès l’ouverture des portes, le public lillois répond présent. Familles, groupes d’amis et fans de la première heure se pressent pour assister à ce concert anniversaire, promettant un voyage musical entre nostalgie et nouveautés.

Une scénographie festive et immersive

Les lumières tombent, la scène reste plongée dans le noir… puis un mouvement attire l’attention sur le côté de la salle. Kendji Girac apparaît, loin de la scène, et commence à traverser le public. Sur son passage, les spectateurs se retournent, sortent leurs téléphones, tentent de capter l’instant au plus près.

Il avance lentement, prenant le temps de s’arrêter à plusieurs reprises. Une poignée de main par-ci, un selfie par-là, quelques échanges rapides avec les fans au premier rang de la fosse : le concert commence déjà au contact direct du public.

Il finit par rejoindre un piano installé au cœur de la salle. Autour de lui, un cercle se forme naturellement. Sans attendre, il s’installe et entame Si seulement. La salle se calme, comme suspendue à ce moment inattendu, presque intime malgré la foule.

Une fois le morceau terminé, il se relève sous les applaudissements et traverse à nouveau la foule, cette fois en direction de la scène. C’est là que le décor se dévoile complètement : en fond, une immense guitare domine l’espace, éclairée par des jeux de lumières chauds qui habillent tout le plateau.

Le concert se lance alors vraiment. Kendji enchaîne les titres, guitare en bandoulière, parcourant la scène de long en large pendant que les musiciens installent le rythme. Les premières rangées dansent déjà, les gradins suivent, et très vite toute la salle est embarquée.

Une soirée entre tubes et moments partagés

Sur scène, Kendji Girac enchaîne rapidement avec ses titres les plus connus. Dès les premières notes de Color Gitano, la réaction est immédiate : la fosse s’agite, les mains se lèvent, et les premiers rangs dansent sans attendre. Même chose sur Andalouse, repris instantanément par le public, porté par une énergie qui ne retombe pas.

Plus loin dans le concert, Les yeux de la mama vient calmer le jeu. Les téléphones s’allument dans toute la salle, les voix se font plus posées, mais toujours aussi présentes. Puis le rythme repart avec des morceaux plus festifs, où Kendji passe d’un côté à l’autre de la scène, guitare en main.

Entre les titres, il échange quelques mots, remercie Lille, évoque rapidement ces dix années de carrière, sans jamais casser le rythme du show. Tout s’enchaîne naturellement.

Une fin de concert qui se prolonge dans la salle

Après plus d’une heure et demie de concert, les dernières chansons approchent, mais l’ambiance ne redescend pas. Sur les derniers morceaux, le public est entièrement debout, certains sur les sièges, d’autres dans les allées, à continuer de danser.

Quand Kendji quitte la scène, la salle continue de chanter. Les lumières se rallument doucement, mais personne ne part tout de suite. Dans les travées, on entend encore des refrains, des discussions, des gens qui rejouent le concert entre eux.

Certains restent quelques minutes de plus, regardent la scène vide, comme pour prolonger encore un peu la soirée. D’autres repartent lentement, téléphone à la main, déjà en train de revoir les vidéos capturées pendant le concert.

Kendji Girac

Nicolas Poirier, le 13 avril 2026.

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