Ce mercredi 25 février, le Zénith de Lille s’est transformé en machine à remonter le temps musicale : la tournée événement I Gotta Feeling – La Tournée des Années 2000 a fait vibrer la métropole lilloise avec une célébration intense des tubes qui ont marqué une génération.
Après une première vague de concerts et un lancement remarqué à Nice en début d’année, cette série de shows a su rallier les fans nostalgiques venus retrouver leurs idoles et leurs hits préférés des années 2000.
Une fête musicale XXL
Sur scène, une parade d’artistes emblématiques de la décennie s’est succédée, offrant près de 3 heures de spectacle non-stop et une trentaine de morceaux cultes. Parmi les performances, des noms qui ont rythmé les playlists d’hier et d’aujourd’hui, des groupes pop aux voix incontournables, ont plongé le public dans une ambiance euphorique.
Le concept est simple mais efficace : réunir sur une même scène les artistes qui ont marqué les années 2000 pour un concert festif où chacun peut revivre ses souvenirs avec les titres qui ont fait danser toute une époque.
À Lille, ils étaient nombreux à se succéder sur scène : Alizée, Nâdiya, L5, Worlds Apart, Tragédie, Faudel, Helmut Fritz, Kamini, Tribal King, etc.
Retour en enfance avec les tubes d’antan
Du pop-rock au R&B en passant par la dance, la programmation a offert un panorama musical riche de cette décennie. Les spectateurs, souvent venus en groupe ou en famille, n’ont pas tari d’applaudissements, chantant en chœur les refrains qui ont bercé leurs années lycée ou leurs premières soirées.
Cette tournée, qui sillonne plusieurs grandes villes françaises, confirme l’appétit du public pour ce type de rendez-vous festif et nostalgique : une vraie machine à souvenirs qui prouve que les années 2000 n’ont rien perdu de leur capacité à rassembler.
Des moments (très) fort
Quand Alizée a lancé les premières notes de Moi… Lolita, le Zénith s’est transformé en karaoké géant. Elle ne s’est pas contentée de rester sur scène : elle a fait le tour de la salle, s’approchant des spectateurs, micro tendu vers eux, les laissant reprendre chaque parole sans hésitation. Un moment simple, mais fort.
Les L5 ont ravivé toute une époque avec leurs chorégraphies parfaitement huilées, pendant que Worlds Apart replongeaient la salle dans l’ambiance boys band des débuts de décennie. Sur certains refrains, les voix venues des gradins couvraient presque celles de la scène.
Avec Nâdiya, l’ambiance s’est d’abord installée sur ses tubes incontournables comme Et c’est parti… puis Tous ces mots, rappelant les grandes heures de sa carrière et son entrée réussie dans le R&B des années 2000.
Il y a aussi eu des moments inattendus. Kamini, au lieu de jouer uniquement Marly-Gomont, a interprété Belle, issu de la comédie musicale Notre-Dame de Paris. Une surprise qui a surpris plus d’un spectateur tant le choix était différent du reste de sa discographie habituelle.
Tragédie a fait entendre ses classiques du R&B français, replongeant dans cette période où leurs morceaux dominaient les ondes.
Faudel, figure emblématique du raï et de la pop fusion, a apporté une touche différente au programme, rappelant ses succès phares qui ont contribué à populariser ce style dans les années 2000.
Tribal King a livré ses propres titres dans l’esprit de la tournée, contribuant à la diversité musicale de la soirée sans revenir à une scène lente ou douce, mais en restant ancré dans l’énergie propre à leurs morceaux.
Enfin, il y a eu ce moment totalement imprévu sur Samba de Janeiro. Au milieu du morceau, une chenille s’est formée dans la fosse. D’abord quelques personnes qui se prennent par les épaules, puis une file qui s’étire, qui zigzague entre les rangées, embarquant au passage des inconnus hilares. La scène avait quelque chose de presque irréel dans une salle comme le Zénith : pendant quelques minutes, tout le monde a lâché prise.
Un spectacle (presque) culte
À Lille, les billets affichaient complets rapidement, signe que ce concept fait de plus en plus d’émules. Les fans ont répondu présent en masse, des quinquagénaires aux plus jeunes, tous désireux de revivre ces instants musicaux forts qui ont marqué leurs années passées.
À la sortie, les visages en disaient long. Ça parlait fort, ça riait encore, certains continuaient de fredonner en rejoignant le parking. On comparait les passages préférés, on débattait sur la meilleure surprise de la soirée. Mais surtout, on sentait cette impression d’avoir partagé un vrai moment collectif, pas seulement un concert, mais une parenthèse où chacun est reparti avec ses souvenirs ravivés.
Avec sa recette de nostalgie, de tubes et de bonne humeur communicative, I Gotta Feeling – La Tournée des Années 2000 s’impose comme l’un des rendez-vous musicaux incontournables de ce début d’année à Lille.





Nicolas Poirier, le 1er mars 2026.

